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Fish pédicure : des poissons déconseillés

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Le conseil Supérieur de la Santé a émis un avis sur cette pratique à première vue anodine et sympathique, qui consiste à tremper les pieds dans un bassin d'eau contenant de petits poissons. 

Ceux-ci font office de pédicure en se nourrissant de la kératine présente à la surface de la peau. 

Ce procédé appelé fish pédicure ou ichtyothérapie, peut aussi être appliqué aux mains, voir à tout le corps.

Cependant, il n'a rien d'une thérapie et ne remplace en aucun cas les traitements habituels pour des maladies de peau comme le psoriasis ou certains eczémas secs caractérisés par la présence de squames secs. 

Mais pour quelles raisons le Conseil Supérieur de la Santé s'est-il intéressé à cette pratique ?

Le Conseil relève un risque d'infections (parfois graves) lié à la fish pédicure, dont l'eau et les poissons peuvent être les vecteurs. 

Ce risque est plus important chez les personnes suivantes, auxquelles il est recommandé de consulter un médecin avant de recourir à cette technique : 

  • immunodéficientes (greffées ou sous chimiothérapie);
  • porteuses du virus du SIDA ou des hépatites B ou C;
  • souffrant de diabète, eczéma, ulcère de la jambe, dermatite ou psoriaris.
Le Conseil souligne que la présence de plaies ouvertes, voire une épilation à la cire ou un rasage des jambes au cours des 24 heures précédant la fish pédicure, constituent des facteurs de risque de contamination. 

En outre la transmission d'un client à l'autre d'infections banales des pieds (comme une mycose ou des verrues) est également possible. 

Le Conseil Supérieur de la Santé émet un avis défavorable au sujet de la fish pédicure.
Vu le risque infectieux sans doute faible mais non négligeable et l'absence de preuve d'efficacité, le Conseil Supérieur de la Santé recommande aux autorités d'interdire la fish therapy.

La préservation du bien-être animal constitue également, pour le Conseil, un argument en défaveur de cette pratique.

Références 
Publication du Conseil Supérieur de la Santé n°8773. 6 mars 2013
Mis en ligne le 25/06/2013




Article réalisé par Mongeneraliste.be
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